Un décret publié en mars 2026 a instauré une aide exceptionnelle à l'embauche d’un apprenti, qui reste en vigueur jusqu’à la fin de l’année. Pour les artisans, déjà confrontés à une pénurie de main-d’œuvre et à un recul du nombre de contrats signés, ce dispositif reste un levier financier concret pour recruter avant la fin de l’année. Voici ce qu’il faut savoir avant de signer un contrat.
Un décret qui prolonge le soutien aux employeurs
Le décret n° 2026-168 du 6 mars 2026 instaure une aide exceptionnelle aux employeurs d’apprentis, applicable aux contrats conclus entre le 8 mars et le 31 décembre 2026. Pour les entreprises de moins de 250 salariés — la quasi-totalité des entreprises artisanales — l’aide unique classique est maintenue pour les formations jusqu’au niveau 4 (CAP, BAC, BP, BTM), tandis qu’une aide exceptionnelle spécifique couvre désormais les niveaux 5, 6 et 7 (BTS, licence, master), auparavant peu ou pas soutenus.
Des montants qui varient selon le diplôme visé
Les montants versés vont, selon les cas, de 750 € à 5 000 € pour la première année d’exécution du contrat, et jusqu’à 6 000 € lorsque l’apprenti est reconnu travailleur handicapé (RQTH). À titre d’exemple, une entreprise de moins de 250 salariés qui recrute un apprenti préparant un BTS peut percevoir jusqu’à 4 500 €, contre 2 000 € seulement pour un contrat visant un niveau master. Un seul versement est accordé par apprenti : l’aide n’est pas cumulable, et si le contrat dure moins d’un an, le montant est calculé au prorata.
Ce que doivent vérifier les artisans employeurs
- Le contrat d’apprentissage doit être transmis dans un délai de six mois suivant sa conclusion pour ouvrir droit à l’aide.
- Depuis le 27 mai 2026, la déclaration préalable attestant des conditions d’organisation de l’apprentissage dans l’entreprise n’est plus exigée, ce qui simplifie la démarche administrative.
- Les chambres de métiers et de l’artisanat (CMA) accompagnent gratuitement les employeurs pour le dépôt d’offres, la mise en relation avec des candidats et les formations de maître d’apprentissage.
Ce coup de pouce intervient alors que le secteur reste sous tension : entre la multiplication des créations d’entreprises artisanales et la hausse de charges comme l’éco-contribution bâtiment, recruter et former un apprenti reste l’un des rares investissements directement subventionnés pour préparer la relève.
Questions fréquentes
Jusqu’à quand peut-on signer un contrat pour toucher l’aide 2026 ?
Le dispositif s’applique aux contrats d’apprentissage conclus entre le 8 mars 2026 et le 31 décembre 2026, quelle que soit la taille de l’entreprise, avec des montants différenciés selon le niveau de diplôme préparé.
L’aide est-elle cumulable avec d’autres dispositifs ?
Non, un seul versement est prévu par apprenti au titre de ce décret : il ne se cumule pas avec une autre aide exceptionnelle pour le même contrat.
Faut-il encore déclarer les conditions d’organisation de l’apprentissage ?
Non : depuis le 27 mai 2026, cette déclaration préalable a été supprimée dans le cadre de la loi de simplification de la vie économique, ce qui allège les démarches des employeurs.
Sources
- Légifrance — Décret n° 2026-168 du 6 mars 2026
- CMA Normandie — Aides à l’apprentissage 2026
- Superalternance — Réforme de l’apprentissage 2026
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale


