Un télescope, une équipe d’astronomes du MIT et une image parmi des milliers d’autres : c’est ainsi qu’est née la découverte d’un tout nouveau type d’objet cosmique, une étoile de trou noir. Publiée le 12 août dans la revue Nature, cette trouvaille pourrait enfin expliquer un mystère qui intriguait les chercheurs depuis l’entrée en service du télescope spatial James Webb.
Qu’est-ce qu’une étoile de trou noir ?
Baptisé MoM-BH*-1, l’objet a la taille de notre système solaire mais dégage une énergie 100 milliards de fois supérieure à celle d’une étoile ordinaire. Son cœur abrite un trou noir naissant, d’environ 100 000 masses solaires, enveloppé d’un épais nuage de gaz composé essentiellement d’hydrogène et d’hélium. Ce nuage agit comme une pseudo-photosphère : il diffuse l’énergie du trou noir de la même façon qu’une étoile rayonne celle produite par la fusion nucléaire en son centre. Le résultat est un objet hybride, qui ressemble à une étoile depuis la Terre tout en fonctionnant comme un trou noir en pleine croissance.
Une découverte rendue possible par le télescope spatial James Webb
C’est le James Webb Space Telescope (JWST) de la NASA qui a permis cette observation, réalisée par une équipe dirigée par Rohan Naidu, chercheur au Kavli Institute for Astrophysics and Space Research du MIT, avec Robert Simcoe et Wendy Sun. L’objet observé date d’environ 660 millions d’années après le Big Bang, une période que les astronomes appellent l’aube cosmique. À cette distance, la lumière qui parvient aujourd’hui à nos instruments a mis des milliards d’années à nous atteindre : observer MoM-BH*-1, c’est donc regarder l’univers tel qu’il était dans sa prime jeunesse.
Le mystère des « petits points rouges » enfin résolu
Depuis sa mise en service, le JWST a repéré un grand nombre d’objets compacts et rougeâtres dans les images de l’univers primordial, surnommés les « little red dots ». Leur nature restait débattue : galaxies naines, étoiles massives ou trous noirs actifs ? La découverte de MoM-BH*-1 apporte une réponse crédible. Selon Rohan Naidu, cité par le MIT, « ces petits points rouges semblent être partout dans l’univers primitif, mais disparaissent presque totalement à notre époque ». Les étoiles de trou noir pourraient ainsi représenter une phase transitoire et brève de l’évolution cosmique, ce qui expliquerait leur rareté dans l’univers actuel.
Pourquoi cette découverte compte pour l’astrophysique
Au-delà de la curiosité scientifique, cette observation aide à résoudre une autre énigme : comment des trous noirs supermassifs, atteignant parfois un milliard de masses solaires, ont-ils pu se former si vite après le Big Bang ? Si les étoiles de trou noir constituent une étape de croissance rapide, alimentée directement par le gaz environnant plutôt que par la lente fusion d’étoiles, cela offrirait un mécanisme plausible pour expliquer la taille de certains trous noirs observés dans l’univers jeune. Les prochaines campagnes d’observation du JWST devraient permettre de savoir si MoM-BH*-1 est un cas isolé ou le premier représentant d’une famille d’objets encore à cataloguer.
Cette avancée illustre aussi la manière dont les progrès en intelligence artificielle appliqués au traitement d’images astronomiques accélèrent aujourd’hui le tri et l’analyse des milliers de clichés produits par le JWST. Plus largement, elle s’inscrit dans une actualité science et technologie particulièrement riche cet été, entre exploration spatiale et avancées numériques, un sujet que l’on retrouve régulièrement dans notre rubrique internet et actus geek.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’une étoile de trou noir exactement ?
C’est un objet cosmique récemment identifié, composé d’un trou noir en croissance rapide entouré d’un épais nuage de gaz qui rayonne de l’énergie à la manière d’une étoile, sans qu’aucune fusion nucléaire n’ait lieu en son cœur.
Comment cette découverte a-t-elle été faite ?
Une équipe d’astronomes menée par des chercheurs du MIT a identifié l’objet, nommé MoM-BH*-1, grâce aux observations du télescope spatial James Webb, puis publié ses résultats dans la revue Nature le 12 août 2026.
Pourquoi les « petits points rouges » intriguaient-ils les astronomes ?
Le JWST en a détecté un grand nombre dans l’univers primordial sans que leur nature soit comprise. La découverte d’une étoile de trou noir suggère qu’il s’agit en réalité de trous noirs jeunes en phase de croissance rapide.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale


