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Prix des smartphones : pourquoi la pénurie de mémoire fait flamber la facture

Les ventes mondiales de smartphones viennent de connaître leur pire trimestre depuis quatorze ans. Entre juillet et septembre, les livraisons ont chuté de 22 % sur un an pour s’établir à 255,3 millions d’unités, selon les données du cabinet d’études IDC relayées par l’agence Bloomberg. En cause : une flambée des prix de la mémoire qui bouleverse toute la chaîne de fabrication, et qui finit par se répercuter directement sur la facture des acheteurs.

Un effondrement historique des ventes

Avec 255,3 millions d’unités écoulées sur le trimestre, le marché retombe à son plus bas niveau depuis 2012 — une époque où il comptait pourtant beaucoup moins d’utilisateurs qu’aujourd’hui. La baisse de 22 % constitue, selon IDC, le recul trimestriel le plus marqué jamais enregistré pour cette industrie. Les analystes interrogés par la presse économique américaine ne tablent pas sur un rebond avant 2028, estimant que la pression sur les coûts va continuer de peser sur la demande au moins jusqu’en 2027.

La mémoire, nerf de la guerre

La cause première de cette crise n’est ni un désamour des consommateurs ni une rupture technologique : c’est le prix des puces mémoire, qui a grimpé d’environ 350 % en un an. Cette envolée est tirée par la demande massive des centres de données dédiés à l’intelligence artificielle, qui aspirent une part croissante de la production mondiale de mémoire au détriment des autres usages, smartphones compris. Résultat : les fabricants répercutent la hausse sur leurs tarifs, rognent sur certaines caractéristiques techniques ou abandonnent purement et simplement leurs modèles d’entrée de gamme, jugés trop peu rentables dans ce contexte. D’après les données citées par la presse spécialisée, le prix de détail moyen d’un smartphone a déjà progressé de 20 % depuis le début de l’année à l’échelle mondiale.

Qui résiste, qui décroche

Tous les constructeurs n’encaissent pas le choc de la même façon. Apple s’en sort avec une baisse de livraisons limitée à 4 %, consolidant une part de marché de 22,4 %, juste derrière Samsung qui conserve la première place avec 23 % des ventes mondiales. À l’inverse, les marques chinoises positionnées sur l’entrée et le milieu de gamme encaissent le plus gros du recul : la part de marché de Xiaomi tombe à 10 %, contre 14 % un an plus tôt, tandis qu’Oppo et Vivo reculent respectivement à 9 % et 8 %. Cette poussée vers le haut du marché illustre un phénomène déjà observé lors des précédentes pénuries de composants : la demande résiste mieux sur le haut de gamme, dont les marges absorbent plus facilement un composant plus cher, que sur les modèles d’accès bon marché.

Ce que cela change pour les acheteurs

Pour qui envisage de changer de téléphone dans les prochains mois, cette crise de la mémoire a des conséquences concrètes. Les modèles d’entrée de gamme se raréfient, les versions à faible capacité de stockage disparaissent progressivement des catalogues, et les prix affichés sur les modèles existants ont toutes les chances de continuer à grimper tant que la tension sur les composants perdure. Avant d’acheter, mieux vaut comparer plusieurs offres via un comparatif détaillé, suivre l’actualité du secteur dans la rubrique Numérique – High Tech, et anticiper l’impact de cette hausse sur son budget via la rubrique Argent et Placements. Un modèle d’occasion reconditionné ou un modèle de l’année précédente peuvent aussi représenter un bon compromis tant que les prix du neuf restent sous tension.

Questions fréquentes

Pourquoi les smartphones coûtent-ils plus cher en ce moment ?

Le prix des puces mémoire a grimpé d’environ 350 % en un an, porté par la demande des centres de données pour l’intelligence artificielle. Les fabricants de smartphones répercutent cette hausse sur leurs tarifs de vente.

Quelles marques sont les plus touchées par la baisse des ventes ?

Les marques chinoises positionnées sur l’entrée et le milieu de gamme, comme Xiaomi, Oppo et Vivo, subissent les plus fortes baisses de part de marché. Apple et Samsung résistent mieux grâce à leur position sur le haut de gamme.

La situation va-t-elle s’améliorer prochainement ?

Les analystes cités par la presse économique n’anticipent pas de reprise avant 2028, la pression sur les prix des composants devant se poursuivre au moins jusqu’en 2027.

Sources

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Jade Millet
Jade Millet
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