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VPN gratuit chez Avast : ce qu’il faut vraiment vérifier avant de l’installer

Avast a lancé en France, le 4 novembre 2026, un VPN gratuit sans limite de données, sans publicité et utilisable sur un nombre illimité d’appareils. L’annonce a été largement reprise par la presse spécialisée, de Clubic à Génération NT en passant par Siècle Digital et Le Monde Informatique. Mais derrière le mot « illimité », l’offre cache une vraie limite qu’il vaut mieux connaître avant de l’installer — et au-delà du cas Avast, elle rappelle les bons réflexes à avoir face à n’importe quel VPN gratuit.

Ce que propose réellement l’offre gratuite d’Avast

Concrètement, l’inscription se fait par simple email, sans carte bancaire, et couvre autant d’appareils Windows, Mac, iOS ou Android que l’utilisateur le souhaite. Le chiffrement repose sur le protocole WireGuard, avec un coupe-circuit (kill switch) et une protection contre les fuites DNS — des fonctions habituellement réservées aux offres payantes. Avast affirme par ailleurs ne collecter ni revendre aucune donnée de navigation, un engagement qui doit être vérifié chaque année par un audit indépendant mené par la société VerSprite, le premier étant annoncé pour novembre 2026.

La vraie limite derrière le mot « illimité »

La restriction ne porte ni sur le volume de données ni sur le nombre d’appareils, mais sur les serveurs disponibles : un compte gratuit ne peut choisir que trois emplacements parmi les 40 pays couverts par le réseau d’Avast, contre 140 emplacements pour la version payante — et ce choix est définitif une fois validé. Passer à l’offre Premium coûte 51,48 € la première année, puis 93,99 € par an. Pour comparer, Proton VPN propose lui aussi une offre gratuite sans limite de données, mais avec un nombre de serveurs encore plus restreint.

Pourquoi la confidentialité reste la vraie question à se poser

Un VPN gratuit finance toujours son infrastructure d’une manière ou d’une autre : publicité, vente de données, ou modèle « freemium » qui pousse vers l’abonnement payant. Le cas d’Avast est d’autant plus suivi que l’entreprise a été condamnée en 2024 par la FTC américaine à une amende de 16,5 millions de dollars pour avoir vendu des données de navigation de ses utilisateurs — un passif qui donne tout son poids à la promesse d’audits indépendants réguliers. Avant de faire confiance à un service gratuit, quelques vérifications simples permettent d’éviter les mauvaises surprises :

  • Le prestataire publie-t-il une politique de confidentialité claire, et des audits indépendants réellement publiés (et pas seulement promis) ?
  • L’historique de l’entreprise comporte-t-il des précédents de revente de données ou des sanctions d’autorités de protection des données ?
  • Les limites techniques (nombre de serveurs, vitesse, appareils) sont-elles compatibles avec un usage quotidien, ou obligent-elles à payer rapidement ?
  • Le protocole de chiffrement utilisé (WireGuard, OpenVPN…) est-il documenté et reconnu par la communauté de la sécurité informatique ?

Pour les usages les plus courants — protéger sa connexion sur un wifi public, consulter des applications mobiles en toute discrétion ou simplement limiter le pistage publicitaire — un VPN gratuit sérieux peut suffire. Mais le choix du nombre de serveurs dès l’inscription, comme l’impose Avast, mérite d’être anticipé selon les pays que l’on prévoit de simuler.

Cette actualité illustre aussi un mouvement plus large dans l’actualité numérique : les grands éditeurs d’antivirus et de sécurité intègrent de plus en plus le VPN comme argument commercial gratuit, dans un marché jusqu’ici dominé par des acteurs spécialisés comme NordVPN, Proton ou ExpressVPN.

Questions fréquentes

Le VPN gratuit d’Avast est-il vraiment sans limite de données ?

Oui, l’offre gratuite ne plafonne ni le volume de données ni la durée d’utilisation. La seule restriction concerne le choix des serveurs, limité à trois emplacements définitifs parmi les 40 pays disponibles.

Faut-il une carte bancaire pour s’inscrire ?

Non, l’inscription à l’offre gratuite se fait uniquement avec une adresse email, sans aucune information de paiement demandée.

Un VPN gratuit est-il forcément moins sûr qu’un VPN payant ?

Pas nécessairement, mais la vigilance reste de mise : il faut vérifier la politique de confidentialité, l’existence d’audits indépendants publiés et l’historique de l’entreprise avant de lui confier sa connexion.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Raymond Alami
Raymond Alami
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