Après près d’un siècle de soupçons, les astronomes tiennent enfin la preuve visuelle qu’ils cherchaient : Bételgeuse, la célèbre supergéante rouge de la constellation d’Orion, possède bien une étoile compagnon. Grâce à l’instrument SPHERE installé sur le Very Large Telescope (VLT) de l’Observatoire européen austral (ESO), une équipe internationale a obtenu l’image la plus nette jamais réalisée de cette compagne longtemps insaisissable, baptisée Bételgeuse B.
Les résultats, publiés le 28 juillet 2026 dans la revue Astronomy & Astrophysics, sont le fruit d’un travail mené par le chercheur français Miguel Montargès, avec des équipes du CNRS, de l’Université Grenoble Alpes et de l’Observatoire de la Côte d’Azur. « C’est l’aboutissement d’une quête vieille d’un siècle », résume le chercheur, qui évoque les toutes premières hypothèses formulées sur une éventuelle compagne dès le début du XXe siècle.
Un siècle de soupçons enfin confirmé
Les variations de luminosité et le comportement atypique de Bételgeuse alimentaient depuis longtemps l’hypothèse d’un compagnon stellaire. Des indices s’étaient accumulés ces dernières années, notamment une détection préliminaire réalisée avec le télescope Gemini North. Mais c’est la nouvelle image du VLT, prise en imagerie directe avec l’instrument SPHERE, qui apporte cette fois une preuve visuelle incontestable : la lumière propre de l’étoile compagnon a bien été captée, séparée de l’éclat écrasant de Bételgeuse elle-même.
Ce type de prouesse technique n’est pas isolé : d’autres équipes ont récemment réussi à imager directement des exoplanètes lointaines, comme le montre la découverte de la troisième planète géante du système Beta Pictoris, débusquée par le télescope spatial James Webb à partir de sa seule signature chimique.
Une étoile plus massive que prévu
Autre surprise de l’étude : Bételgeuse B s’avère nettement plus massive qu’anticipé, avec une masse estimée entre deux et trois fois celle du Soleil, alors que les modèles précédents tablaient sur une masse comparable à celle de notre étoile. Cette révision oblige les astrophysiciens à repenser certains scénarios sur la formation du couple stellaire et sur la manière dont les deux astres interagissent gravitationnellement depuis des millions d’années.
L’univers continue par ailleurs de livrer son lot d’objets extrêmes qui bousculent les modèles établis, à l’image de la récente découverte d’une étoile de trou noir, qui a elle aussi surpris la communauté scientifique.
Quelles conséquences pour l’avenir de Bételgeuse ?
Au-delà de la prouesse d’observation, cette découverte a des implications concrètes sur l’un des destins stellaires les plus suivis du ciel nocturne. Les interactions gravitationnelles entre Bételgeuse et son compagnon pourraient influencer la perte de matière de la supergéante rouge, et donc modifier certains aspects de son évolution finale avant l’explosion en supernova tant attendue par les astronomes du monde entier.
Cette étude illustre aussi à quel point les petits corps et les objets discrets du ciel réservent encore des surprises, à l’image d’un astéroïde à trois lobes récemment étudié par les astronomes, qui a lui aussi livré des caractéristiques inédites lors de son observation rapprochée.
Les chercheurs comptent désormais affiner leurs observations dans les prochaines années pour préciser l’orbite exacte de Bételgeuse B et mieux comprendre comment ce duo stellaire influencera la fin de vie spectaculaire annoncée de la géante rouge.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que Bételgeuse B ?
Il s’agit de l’étoile compagnon de Bételgeuse, une supergéante rouge de la constellation d’Orion. Son existence était soupçonnée depuis près d’un siècle et vient d’être confirmée par une image directe obtenue avec le VLT de l’ESO.
Comment les astronomes ont-ils réussi à la photographier ?
L’équipe a utilisé l’instrument SPHERE du Very Large Telescope, capable de capter la lumière propre d’un objet faible situé à proximité immédiate d’une étoile beaucoup plus brillante, en l’occurrence Bételgeuse.
Cette découverte va-t-elle changer la compréhension de Bételgeuse ?
Oui : la masse plus élevée que prévu de Bételgeuse B oblige les chercheurs à revoir certains modèles d’interaction gravitationnelle entre les deux étoiles, avec des conséquences possibles sur l’évolution finale de la supergéante rouge.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale


