Un cratère lunaire géant vient d’être identifié par la NASA, et il était pourtant passé inaperçu pendant plus d’un an. C’est en épluchant les images de la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) qu’un chercheur américain a repéré cette formation baptisée « McGetchin », un impact d’une ampleur si rare qu’il ne se produirait qu’une fois par siècle à la surface de notre satellite.
Une découverte presque passée inaperçue
Le cratère s’est formé au printemps 2024, probablement lors de la chute d’un fragment de comète ou d’astéroïde sur la face proche de la Lune. Les premières images grand angle prises par LRO n’ont pas permis de le repérer immédiatement : il a fallu attendre août 2025 pour qu’un chercheur, en passant en revue la masse de données accumulées par la sonde, remarque cette cicatrice inhabituelle. Des observations complémentaires, réalisées à l’automne suivant, ont ensuite confirmé la découverte, publiée dans la revue Science Advances.
La formation a été nommée en hommage à Thomas R. McGetchin (1936-1979), ancien directeur du Lunar and Planetary Institute de Houston et figure de la géophysique lunaire.
Un impact hors norme
Avec ses 222 mètres de diamètre et jusqu’à 43 mètres de profondeur, McGetchin est le plus grand cratère d’impact récent jamais recensé dans le Système solaire. Il est environ trois fois plus large que le précédent record détecté par LRO il y a une dizaine d’années.
- Diamètre : environ 222 mètres
- Profondeur : jusqu’à 43 mètres
- Surface perturbée autour du point d’impact : plus de 100 kilomètres
- Fréquence estimée d’un tel événement : une fois par siècle environ
Un choc de cette intensité a suffi à bouleverser la surface lunaire sur une zone considérable, projetant de la matière bien au-delà du cratère lui-même.
Une anomalie thermique intrigante
Les observations de suivi ont révélé un autre phénomène : une zone d’un peu plus de six kilomètres de large entourant le cratère affiche une température nocturne inférieure d’environ neuf degrés Celsius à celle des terrains voisins. Cette différence s’expliquerait par la modification de la texture du sol lunaire sous l’effet de l’impact, qui influence la manière dont la chaleur emmagasinée le jour se dissipe la nuit.
Pourquoi cette découverte compte pour l’exploration lunaire
Au-delà de la curiosité scientifique, cet événement relance les discussions sur les risques d’impact pour les futures infrastructures lunaires. La NASA prépare en effet l’installation de bases habitées permanentes dans le cadre du programme Artemis, et mieux connaître la fréquence des impacts récents aide à évaluer les risques pour les astronautes et le matériel au sol. Le traitement de volumes croissants d’images orbitales, à l’image de celles ayant permis cette découverte, s’appuie de plus en plus sur des outils d’analyse automatisée, un domaine où les progrès de l’intelligence artificielle jouent un rôle grandissant pour repérer ce genre d’anomalies dans des masses de données considérables.
Cette annonce s’ajoute à une série de découvertes récentes concernant notre environnement spatial proche, un domaine suivi de près par notre rubrique Science et Technologie. Les passionnés d’astronomie pourront aussi (re)lire notre article sur le signal gamma inédit repéré par le télescope Fermi, un autre exemple de découverte née de l’exploitation minutieuse de données déjà existantes, ou encore notre décryptage de la façon dont Bételgeuse a fini par dévoiler son étoile compagnon après un siècle de soupçons.
Plus loin dans le Système solaire, les grands télescopes continuent eux aussi d’affiner notre vision de l’espace : James Webb a par exemple permis de confirmer une troisième planète géante autour de l’étoile Beta Pictoris, repérée uniquement grâce à sa signature chimique.
Questions fréquentes
Le cratère McGetchin représente-t-il un danger pour les futures missions lunaires ?
Non, directement il ne présente pas de danger : il s’agit d’un événement déjà survenu et localisé. Il sert surtout de référence pour évaluer la fréquence des impacts récents et mieux anticiper les risques lors de l’installation de futures bases lunaires.
Comment un cratère aussi grand a-t-il pu passer inaperçu aussi longtemps ?
La sonde LRO produit un volume d’images considérable, et les formations récentes ne sont pas toujours signalées automatiquement. C’est en réexaminant manuellement les données que le cratère a finalement été identifié, plus d’un an après sa formation.
D’autres découvertes similaires sont-elles attendues ?
Oui : les scientifiques s’attendent à repérer d’autres impacts récents à mesure que les archives d’images de LRO et d’autres sondes sont réanalysées, notamment à l’aide d’outils d’analyse automatisée capables de traiter de grands volumes de données.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale


