Une équipe d’astronomes vient d’identifier la toute première étoile verte jamais confirmée. Baptisée WD J1330+6435, cette naine blanche située à moins de 65 années-lumière de la Terre doit sa teinte inédite aux débris rocheux de son ancien système planétaire, qu’elle a progressivement engloutis. L’étude, publiée le 16 octobre 2026 dans la revue RASTI (Royal Astronomical Society Transactions and Investigations) par des chercheurs de l’université de Warwick, change la façon dont les scientifiques envisagent la diversité des étoiles mortes.
Une naine blanche à la couleur inattendue
Les naines blanches sont les résidus compacts d’étoiles semblables au Soleil, parvenues au terme de leur vie. Elles sont en général d’un blanc ou d’un bleuté très pâle. Mais WD J1330+6435 affiche une teinte chartreuse, un vert légèrement jaune, totalement inhabituelle. Cette étoile fait partie d’un échantillon de 151 naines blanches situées à moins de 65 années-lumière : seules cinq d’entre elles présentent une coloration atypique, ce qui confirme que le phénomène reste rare, sans être pour autant une anomalie isolée dans la galaxie.
Cette prouesse d’observation illustre les progrès constants du secteur numérique et high-tech appliqué à l’astronomie, où des instruments toujours plus sensibles permettent de détecter des variations spectrales infimes, invisibles il y a encore quelques années.
Comment une étoile devient verte
Le mécanisme à l’origine de cette couleur hors norme tient à la composition de l’atmosphère de l’étoile. En détruisant son ancien système planétaire, la naine blanche a absorbé des débris riches en sodium, en calcium et en lithium. Comme l’explique l’astronome Mark Hollands, coauteur de l’étude : « le sodium présent dans l’atmosphère de cette naine blanche absorbe la partie orange du spectre, laissant derrière lui une lueur verte fantomatique ».
- Le sodium absorbe la lumière orange du spectre visible.
- Le calcium élimine une partie du violet.
- Le pic de luminosité restant se concentre autour de 500 nanomètres, soit la longueur d’onde du vert.
Un tel phénomène serait impossible pour une étoile comme le Soleil, dont la structure et la densité diffèrent radicalement de celles d’une naine blanche. Les chercheurs précisent d’ailleurs qu’aucune naine blanche n’est assez proche pour qu’un œil humain puisse directement juger sa couleur : celle de WD J1330+6435 a donc été reconstituée à partir de la lumière mesurée par les télescopes, combinée à des modèles de vision humaine proches des outils d’intelligence artificielle utilisés ailleurs en astrophysique pour traiter de grands volumes de données spectrales.
Une découverte qui s’inscrit dans une série d’avancées sur les étoiles
Cette annonce rejoint une série récente de découvertes qui renouvellent la connaissance des étoiles et de leur évolution. Les astronomes avaient par exemple confirmé l’existence d’une étoile compagnon autour de Bételgeuse après un siècle de soupçons, ou mis en évidence une étoile de trou noir inédite qui bouscule les modèles d’astrophysique classiques. Plus largement, la traque des systèmes planétaires détruits ou en formation se poursuit, comme le montre la découverte d’Elias 2-24 b, décrite comme la plus jeune exoplanète jamais observée.
Ces travaux confirment l’intérêt grandissant de la communauté scientifique pour les étoiles en fin de vie, un domaine qui relève plus largement de la science et technologie et qui pourrait, à terme, éclairer la manière dont les systèmes planétaires se forment puis disparaissent.
Questions fréquentes
Pourquoi l’étoile WD J1330+6435 est-elle verte ?
Elle doit sa couleur à l’absorption de débris planétaires riches en sodium et en calcium, qui filtrent certaines longueurs d’onde de la lumière émise et laissent dominer le vert autour de 500 nanomètres.
Une étoile peut-elle vraiment apparaître verte à l’œil nu ?
Dans le cas de WD J1330+6435, aucun observateur n’est assez proche pour la voir directement : sa couleur a été calculée à partir de mesures de lumière et de modèles de perception humaine, pas observée visuellement.
Ce phénomène est-il fréquent chez les naines blanches ?
Non : sur 151 naines blanches situées à moins de 65 années-lumière de la Terre, seules cinq présentent une coloration atypique, ce qui en fait un phénomène rare mais pas unique.
Sources
KultureGeek —
Boursorama —
CNN Español
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale


