Un décret publié fin juillet 2026 change la donne pour les parents en carrière longue. À compter des pensions prenant effet au 1er septembre 2026, les trimestres accordés au titre des enfants pourront enfin être comptabilisés dans le dispositif de retraite anticipée pour carrière longue, dans la limite de deux trimestres par assuré. Cette évolution, prévue par le décret n° 2026-700 du 29 juillet 2026, vise à corriger une inégalité qui pénalisait en premier lieu les mères de famille.
Ce que change concrètement le décret
Jusqu’à présent, les majorations de durée d’assurance (MDA) et bonifications accordées pour les enfants n’étaient pas systématiquement retenues dans la période dite « réputée cotisée », celle qui conditionne l’accès à la retraite anticipée pour carrière longue. De nombreux parents ayant commencé à travailler jeunes se retrouvaient ainsi exclus du dispositif, alors même qu’ils remplissaient les conditions de durée de cotisation classiques. Le nouveau texte permet désormais d’intégrer jusqu’à deux trimestres liés aux enfants dans ce calcul, ce qui peut faciliter un départ anticipé pour les parents concernés. La mesure s’applique au régime général, à la fonction publique, aux professions libérales, aux avocats, aux régimes agricoles et indépendants, ainsi qu’au régime de Saint-Pierre-et-Miquelon.
Un objectif affiché de réduction des inégalités
Le texte s’inscrit dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, qui a notamment suspendu certains effets de la réforme des retraites de 2023. Son objectif assumé est de réduire l’écart de pension entre les femmes et les hommes, estimé à environ 28 % en moyenne selon les données disponibles. Les trimestres liés à la maternité restent, par nature, attribués aux mères. En revanche, les pères peuvent bénéficier des deux trimestres supplémentaires lorsqu’ils ont effectivement perçu des bonifications ou majorations familiales entrant dans le champ du décret, ce qui ouvre la mesure à l’ensemble des parents concernés, au-delà du seul cas des mères.
Une réforme qui s’ajoute à d’autres évolutions récentes
Cette mesure s’inscrit dans un mouvement plus large d’ajustements réglementaires touchant la vie quotidienne des Français cette rentrée, à l’image de la nouvelle loi sur la gouvernance du sport professionnel ou de la modernisation du réseau de proximité des services publics. Pour les futurs retraités souhaitant anticiper l’impact de ces changements sur leurs droits, il reste également possible de se tourner vers l’épargne retraite complémentaire, à l’image du plan d’épargne retraite (PER), pour compléter leur pension future.
Comment vérifier ses droits ?
Les assurés concernés sont invités à consulter leur relevé de carrière ou à solliciter une simulation auprès de leur caisse de retraite afin de vérifier si les trimestres liés à leurs enfants sont désormais pris en compte dans le calcul de leur éligibilité à la carrière longue. Les caisses doivent progressivement intégrer ces nouvelles règles dans leurs outils de simulation, mais un contrôle individuel reste recommandé, notamment pour les personnes proches de l’âge de départ. Ce suivi personnalisé permet d’éviter toute perte de droits liée à un défaut de mise à jour du dossier.
Questions fréquentes
À partir de quand s’applique le nouveau décret ?
Les nouvelles règles s’appliquent aux pensions de retraite prenant effet à compter du 1er septembre 2026, conformément au décret n° 2026-700 du 29 juillet 2026, publié au Journal officiel le 31 juillet 2026.
Combien de trimestres supplémentaires peuvent être pris en compte ?
La mesure permet d’intégrer jusqu’à deux trimestres liés aux enfants dans le calcul de l’éligibilité à la retraite anticipée pour carrière longue, quel que soit le nombre d’enfants.
Les pères sont-ils concernés par cette mesure ?
Oui, les pères peuvent bénéficier de ces deux trimestres lorsqu’ils ont effectivement perçu des bonifications ou majorations familiales entrant dans le champ du décret, les trimestres de maternité restant réservés aux mères.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale


