Un décret publié le 8 avril 2026 vient rebattre les cartes pour des centaines de milliers de retraités qui emploient une aide à domicile. Jusqu’ici réservée aux personnes de 70 ans et plus, l’exonération de cotisations patronales applicable aux particuliers employeurs voit son seuil d’entrée relevé à 80 ans. Une bascule qui ne touche pas les nouveaux bénéficiaires, mais qui retire un avantage à ceux qui en profitaient déjà.
Un calendrier resserré, entre rétroactivité et report
Le texte initial prévoyait une application rétroactive au 1er janvier 2026. Face aux protestations, le gouvernement a finalement repoussé l’entrée en vigueur concrète : les particuliers employeurs âgés de 70 à 79 ans continuent de bénéficier de l’exonération jusqu’en juin 2026, avant de la perdre à compter de juillet 2026. Un délai supplémentaire qui ne change rien sur le fond : à terme, seuls les employeurs de 80 ans et plus conserveront l’avantage, sauf s’ils perçoivent l’APA ou la PCH, non concernées par la mesure.
Jusqu’à 130 € de plus par mois
Pour les foyers concernés, la note grimpe rapidement. Une hausse de facture estimée à environ 15 % est attendue dès juillet, soit entre 100 et 130 € supplémentaires par mois pour dix heures d’aide hebdomadaire. Selon les données citées devant le Sénat, environ 348 000 personnes âgées de 70 à 79 ans emploient aujourd’hui une aide à domicile en France — c’est ce public qui absorbera l’essentiel du surcoût, sur un poste de dépense déjà scruté de près dans les arbitrages budgétaires des ménages.
Une mesure contestée avant même sa parution
Le décret a été publié malgré l’avis défavorable des principales caisses de sécurité sociale consultées — CNSA, CNAF et CNAV — et sans concertation formelle avec les organisations représentatives du secteur. Cette méthode a suffi à faire remonter plusieurs questions parlementaires, dont une adressée directement au gouvernement sur les conséquences de la suppression de l’exonération pour les particuliers employeurs de 70 à 79 ans.
La réforme s’inscrit dans un mouvement plus large de réorganisation du secteur : elle intervient alors que se prépare la fusion des services d’aide et de soins à domicile au sein d’un Service Public Départemental de l’Autonomie, et qu’une Conférence nationale de l’autonomie est annoncée pour septembre. Un mouvement qui fait écho à d’autres évolutions du maillage local, comme le renforcement du réseau France Services ou les ajustements récents touchant la retraite anticipée pour carrière longue.
Comment limiter l’impact sur son budget
- Vérifier son éligibilité à l’APA (allocation personnalisée d’autonomie), qui reste hors du champ de la réforme ;
- Comparer le coût d’un emploi direct avec celui d’un organisme mandataire ou prestataire, dont les règles de cotisation diffèrent, en s’appuyant sur les repères juridiques applicables aux particuliers employeurs ;
- Anticiper la hausse dans son budget dès juillet plutôt qu’à réception de la première fiche de paie majorée ;
- Suivre l’actualité du volet autonomie et bien-être des seniors, plusieurs ajustements réglementaires étant encore attendus d’ici la fin de l’année.
D’autres aides à domicile ont par ailleurs bénéficié récemment de soutiens ciblés, comme une prime à l’achat d’un véhicule électrique d’occasion — un signe que le secteur reste, malgré cette réforme, une priorité affichée des pouvoirs publics.
Questions fréquentes
Qui est concerné par la fin de l’exonération ?
Les particuliers employeurs âgés de 70 à 79 ans qui emploient directement une aide à domicile, sans percevoir l’APA ni la PCH. Les personnes de 80 ans et plus restent exonérées.
À partir de quand la mesure s’applique-t-elle concrètement ?
Le décret est daté du 8 avril 2026, mais son application a été reportée : les particuliers employeurs conservent l’exonération jusqu’en juin 2026 et la perdent à compter de juillet 2026.
Combien cela va-t-il coûter en plus chaque mois ?
Selon les estimations disponibles, la hausse représente environ 15 % de la facture, soit 100 à 130 € supplémentaires par mois pour dix heures d’aide hebdomadaire.
Sources
Sénat — question sur les conséquences de la suppression de l’exonération
Le Média Social — l’exonération de cotisations repoussée de 70 à 80 ans
Silvereco — la suppression de l’exonération va-t-elle alourdir votre facture ?
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale


