mardi, janvier 25, 2022
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Fin des questionnaires de santé au Crédit Mutuel

Pour bénéficier d’un prêt immobilier, les emprunteurs ne sont plus contraints de répondre aux questionnaires de santé. C’était l’un des obstacles pour plusieurs personnes désirant acquérir un logement. Que dit réellement la nouvelle norme ? Qui peut en profiter ? Quelle est la vision du Crédit Mutuel ?

Une mesure tant attendue

C’est une bonne nouvelle pour les milliers de personnes qui veulent un emprunt immobilier. Le Crédit Mutuel a annoncé : « À compter d’aujourd’hui, nos clients fidèles n’auront plus à remplir de questionnaire de santé pour l’acquisition de leur résidence principale ». Ceux-ci n’auront plus à remplir de formalités médicales. L’organisme ajoute que les personnes concernées « ne feront plus l’objet de supprimes ou exclusions liées à leur état de santé ».

Généralement, une assurance emprunteur est exigée avant l’octroi d’un crédit immobilier. Elle protège les deux parties contre les risques de maladie, de décès, et plusieurs autres situations qui pourraient compliquer le remboursement. Or, lorsque le client a été atteint ou est sujet à de graves maladies, il lui est quasiment impossible d’obtenir une assurance. Sans l’assurance, ce dernier n’a aucune chance d’obtenir le crédit.

La mesure est valable dans toutes les fédérations du Crédit Mutuel. Mais, la fédération régionale d’Arkéa n’est pas sujette à cette nouvelle mesure. Celle-ci regroupe les fédérations Sud-Ouest et les fédérations Bretagne. En effet, ces dernières désirent devenir indépendantes et ne plus dépendre de l’organe central.

Qui est éligible ?

Il faut remarquer que cette nouvelle disposition n’est pas valable pour tout le monde. Pour être éligible, le client doit respecter un certain nombre de conditions. Tout d’abord, il devrait domicilier son principal compte au Crédit Mutuel depuis au moins sept ans. Le montant assuré n’excède pas 500 000 € pour les personnes ayant une assurance et âgé de moins de 62 ans. En outre, cette mesure est uniquement destinée pour l’achat d’une résidence principale.

La condition de sept ans d’ancienneté du compte principal permettrait de limiter l’afflux de nouveaux clients. En interne, la grande majorité des clients ne serait pas pénalisée. L’offre n’est pas destinée aux « gens qui font la tournée du marché » ; a déclaré le président du Crédit Mutuel, Nicolas Théry.

« Pour nos clients déjà titulaires d’une assurance emprunteur au Crédit Mutuel et faisant l’objet d’une supprime ou d’une exclusion, ces dernières seront supprimées à compter du 1er décembre 2021 » a ajouté le président. Selon le Crédit Mutuel, cette mesure va valoir environ 70 millions d’euros chaque année. Théry Nicolas affirme qu’il n’est pas question d’une « mesure commerciale » et exhorte les autres structures à lui emboiter le par.

La différence de traitement entre les emprunteurs

Comme souligné précédemment, le président du Crédit Mutuel voudrait que les autres structures adoptent la même disposition. Pour lui, les normes actuelles constituent une « double peine » pour ceux qui ont souffert ou souffrent d’une maladie. « Il y a une grande inégalité aujourd’hui : quand vous êtes malade, vous avez la double peine, c’est-à-dire que vous êtes non seulement malade, mais on vous fait payer plus cher que votre assurance emprunteur pour l’accès à la résidence principale » a-t-il ajouté.

À l’heure actuelle, seules les personnes victimes d’un cancer ont le « droit à l’oubli ». Il a également déclaré que « Nous sommes une entreprise de mutualiste et le mutualisme n’est pas de l’incantation, mais de la preuve. Nous avons été sensibles aux discriminations peu visibles au détriment de gens qui ont eu des problèmes de santé ou qui en ont. C’est ce que nous apprit la crise du Covid : on peut faire simple et solidaire et c’est ce qu’on a décidé de faire ».

Un marché mal encadré

Cette nouvelle disposition du Crédit Mutuel intervient dans un contexte plutôt tendu. En effet, un groupe de députés introduit une proposition de loi qui permettrait aux emprunteurs de changer d’assureur quand il le désire. Pour l’instant, ceci n’est possible que la première année de la souscription ou à chaque date d’anniversaire.

Théry Nicolas exprime ouvertement son mécontentement face à cette proposition de loi. Selon lui, ceci ne favorise que les personnes bien portantes au détriment de celles qui souffrent. Il parle également d’une sorte de « Far-West » où on procède tout le temps à des négociations.

« Il y a une espèce d’américanisation du marché de l’assurance où on a l’impression que tous se renégocient tout le temps. Nous, on dit non. Et dans l’intérêt de tous, notamment des malades ; on veut avoir cette approche globale de mutualisation et de long terme » a déclaré Théry Nicolas.

 

 

Raymond Alami
Coach sportif et bien-être, j'apporte toute mon expertise au site N9ws.com sur les domaines qui me tiennent à cœur. Le sport est devenu un art de vivre à part entière et je vais vous partager toutes mes expériences et mon savoir sportif.

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