AccueilDroit et JusticeLe Vanuatu saisit la Cour internationale de justice contre la France pour...

Le Vanuatu saisit la Cour internationale de justice contre la France pour les îles Matthew et Hunter

Le Vanuatu a déposé, le 1er septembre 2026, une requête devant la Cour internationale de justice (CIJ) pour contester la souveraineté de la France sur les îles Matthew et Hunter, deux confettis volcaniques inhabités du Pacifique Sud. L’archipel réclame également la délimitation d’une frontière maritime unique entre son territoire et la Nouvelle-Calédonie. Cette saisine relance un contentieux diplomatique vieux de plus de quarante ans, dans une région où la rubrique Droit et Justice suit de près l’évolution des rapports de force entre États insulaires et anciennes puissances coloniales.

Un différend territorial vieux de plusieurs décennies

Matthew et Hunter, baptisées Umaenupne et Umaeneg-Leka en langue locale, sont situées à environ 300 kilométres du Vanuatu et à plus de 400 kilomètres de la Nouvelle-Calédonie. Ces deux îlots, qui ne dépassent pas un kilomètre carré chacun, sont revendiqués par Port-Vila depuis l’indépendance du pays vis-à-vis de la France et du Royaume-Uni en 1980. Paris a toujours affirmé son autorité sur ces terres rattachées administrativement à la Nouvelle-Calédonie, et exclut pour l’instant toute cession de souveraineté. Le sujet ressurgit régulièrement, sans qu’aucune des deux parties n’ait jamais accepté de porter le litige devant un juge international jusqu’à cette nouvelle requête.

Une zone économique exclusive de 350 000 km² en jeu

Si les îles elles-mêmes sont minuscules et inhabitées, l’enjeu est avant tout maritime. Leur possession confère à la France une zone économique exclusive estimée à 350 000 kilomètres carrés dans le Pacifique, riche en ressources halieutiques et potentiellement minérales. C’est précisément cette délimitation des zones économiques et du plateau continental que le Vanuatu souhaite voir tranchée par la CIJ, en parallèle de la question de souveraineté proprement dite. Un arbitrage international pourrait ainsi redessiner les frontières maritimes de tout le sud-ouest Pacifique, avec des répercussions sur la pêche et l’exploitation des fonds marins pour les décennies à venir.

Une procédure suspendue au bon vouloir de la France

La requête déposée par Port-Vila ne suffit pas, à elle seule, à ouvrir une instance devant la Cour. Selon le règlement de la CIJ, l’affaire ne pourra être examinée que si la France reconnaît la compétence des juges internationaux pour statuer sur ce dossier précis. Sans cette acceptation, la procédure restera bloquée, un scénario déjà observé par le passé lorsque des États refusent de se soumettre à la juridiction de La Haye sur des questions touchant à leur souveraineté territoriale. Le ministère français des Affaires étrangères n’a pour l’heure pas indiqué s’il donnerait suite à cette démarche.

  • Requête déposée le 1er septembre 2026 par le Vanuatu devant la Cour internationale de justice
  • Deux îles concernées : Matthew (Umaenupne) et Hunter (Umaeneg-Leka), moins d’1 km² chacune
  • Enjeu associé : une zone économique exclusive de 350 000 km² dans le Pacifique
  • Revendication vanuataise datant de l’indépendance du pays en 1980
  • Procédure conditionnée à l’acceptation par la France de la compétence de la CIJ

Ce contentieux s’inscrit dans un contexte plus large de vigilance accrue de la France sur ses territoires ultramarins, alors que Paris cherche par ailleurs à renforcer les liens économiques avec ses collectivités d’outre-mer, comme l’illustrait récemment le sommet Choose Outre-mer organisé à Paris pour attirer les investisseurs. Sur le plan intérieur, le gouvernement multiplie également les textes destinés à actualiser le cadre juridique national, à l’image de la nouvelle loi sur la gouvernance du sport professionnel entrée en vigueur cette année. Pour les lecteurs qui souhaitent suivre ce type de dossier au fil de l’eau, notre guide sur la manière de suivre l’actualité diplomatique en France reste une bonne porte d’entrée.

Questions fréquentes

Pourquoi le Vanuatu revendique-t-il les îles Matthew et Hunter ?

Le Vanuatu estime que ces deux îlots font partie de son territoire historique et culturel depuis toujours, une revendication portée sans interruption depuis son indépendance en 1980 vis-à-vis de la France et du Royaume-Uni, qui administraient conjointement l’archipel des Nouvelles-Hébrides à l’époque.

La France est-elle obligée de se soumettre à la Cour internationale de justice ?

Non. La CIJ ne peut examiner l’affaire que si la France accepte explicitement sa compétence pour ce différend précis. Sans cet accord, la procédure engagée par le Vanuatu ne peut pas avancer, un mécanisme classique du droit international qui repose sur le consentement des États.

Quelles conséquences si la France perdait ce dossier ?

Une décision défavorable modifierait la souveraineté sur les deux îles et redessinerait la frontière maritime avec le Vanuatu, ce qui réduirait d’autant la zone économique exclusive française dans le Pacifique et affecterait les droits de pêche et d’exploitation des ressources marines dans la zone concernée.

Sources

Franceinfo —
Le Petit Journal —
IntelliNews

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Jade Millet
Jade Millet
Signature éditoriale de la rédaction de n9ws.com — nom de plume assumé de l'équipe du site, et non une personne réelle. Les articles publiés sous cette signature sont rédigés avec l'assistance d'une intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale du site.