En l’espace de quelques jours seulement, deux entreprises fondées par des Français se sont imposées sur l’échiquier mondial de l’intelligence artificielle. Mistral AI a levé 3 milliards d’euros, portant sa valorisation à plus de 21 milliards d’euros, tandis que Nvidia a annoncé le rachat de Hugging Face pour environ 13 milliards de dollars. Deux opérations qui confirment le poids grandissant des talents français dans la course mondiale à l’IA.
Mistral AI : la valorisation qui s’envole
La start-up parisienne Mistral AI a annoncé début septembre une nouvelle levée de fonds de 3 milliards d’euros, qui fait grimper sa valorisation de 12 à environ 21,3 milliards d’euros. Ce tour de table, présenté par l’entreprise comme le plus important jamais réalisé par une société technologique européenne non cotée, a été mené par l’investisseur historique PSG Equity, rejoint pour la première fois par le géant sud-coréen Samsung Electronics et par Scaleup Europe, un fonds soutenu par l’Union européenne.
Avec cette opération, Mistral devient le deuxième groupe technologique privé le mieux valorisé d’Europe et revendique la croissance la plus rapide du continent. L’entreprise vise désormais 1 milliard d’euros de revenus annuels récurrents d’ici la fin de l’année 2026.
Hugging Face rachetée par Nvidia pour 13 milliards de dollars
Quelques jours plus tôt, c’est une autre pépite fondée par des Français qui a fait la une : Hugging Face, plateforme incontournable de l’IA open source, a été rachetée par le géant américain des puces Nvidia pour environ 13 milliards de dollars. L’entreprise avait été fondée il y a une dizaine d’années aux États-Unis par les Français Clément Delangue, Julien Chaumond et Thomas Wolf, qui ont conservé un laboratoire de recherche à Paris.
L’accord prévoit un programme de rétention en actions pouvant atteindre 1 milliard de dollars pour les salariés de Hugging Face qui rejoindront Nvidia. Selon son PDG Jensen Huang, la plateforme doit rester « une plateforme ouverte pour l’ensemble de l’écosystème IA ». Il s’agit du deuxième plus gros rachat de l’histoire de Nvidia, derrière les 20 milliards de dollars déboursés fin d’année dernière pour les actifs de Groq.
Pourquoi ces deux opérations comptent
Ces deux succès, survenus à quelques jours d’intervalle, illustrent un basculement : la France ne se contente plus de former des chercheurs en IA, elle abrite désormais des entreprises capables de peser financièrement face aux géants américains et chinois du secteur. Cette dynamique touche aussi d’autres pans de la tech : l’intelligence artificielle transforme également l’industrie du jeu vidéo, tout comme elle redessine les usages sur des appareils grand public tels que les smartphones dotés d’assistants IA embarqués.
L’essor de ces plateformes soulève aussi de nouveaux enjeux, notamment en matière de sécurité des infrastructures : à mesure que l’IA s’installe au cœur des systèmes d’entreprise, la cybersécurité doit elle aussi s’adapter pour protéger ces nouveaux actifs stratégiques.
Questions fréquentes
Mistral AI reste-t-elle une entreprise française ?
Oui. Malgré l’arrivée d’investisseurs étrangers comme Samsung Electronics à son capital, Mistral AI reste basée à Paris et revendique son statut de champion technologique européen.
Hugging Face va-t-elle rester accessible aux développeurs après son rachat par Nvidia ?
Selon Nvidia, oui : le PDG Jensen Huang a affirmé que la plateforme resterait ouverte à l’ensemble de l’écosystème de l’intelligence artificielle, et non réservée aux seuls usages internes de Nvidia.
Qui a fondé Hugging Face ?
Hugging Face a été fondée par trois Français, Clément Delangue, Julien Chaumond et Thomas Wolf, il y a une dizaine d’années aux États-Unis, tout en conservant un laboratoire de recherche à Paris.
Sources
- Franceinfo — Mistral valorisée à plus de 21 milliards d’euros
- Bloomberg — Nvidia agrees to $13 billion deal for Hugging Face
- CNBC — Nvidia agrees to buy Hugging Face for almost $13 billion
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale


