dimanche, octobre 2, 2022
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Audrey Ouazan nous parle de son nouveau mouvement littéraire et artistique : le Destructuralisme libérateur !

« Le Destructuralisme libérateur », c’est le titre d’un livre d’Audrey Ouazan, juriste de formation. C’est aussi le nom du mouvement qu’elle a créé : un tout nouveau mouvement littéraire et artistique dans lequel l’art est au centre des enjeux. L’autrice a bien voulu répondre à quelques questions pour nous en dire plus !

« Le Destructuralisme libérateur » est un nouveau mouvement littéraire et artistique que vous détaillez dans ce manifeste du même nom. C’est vous qui en êtes la créatrice. Pouvez-vous en expliquer les grandes lignes à nos lecteurs ?

Alors je vais essayer d’être le plus simple possible, car le contenu est très dense. Déjà le concept : déstructurer pour libérer. Déstructurer les habitudes, la monotonie, le déjà-vu, mais aussi la médiocrité, le plagiat – c’est mon expérience qui parle – (rires), et le conformisme pour pouvoir libérer enfin un processus créatif qui vienne de soi et qui soit vraiment le fruit d’une identité propre. Dans l’enseignement des principes de ce mouvement, il y a ce désir de permettre à chacun de trouver son soi unique. Après il y a une quête d’absolu, un désir de transcendance. J’aime beaucoup les auteurs du XIXe siècle. Il y a donc un désir de faire un pont entre la tradition et la modernité, et retrouver cette grandeur d’antan tout en permettant de s’encrer dans la modernité.

On parle de créativité spontanée. C’est permettre aux personnes qui vont avoir accès à cet enseignement de pouvoir à la fois écrire, s’exprimer dans toutes les formes d’art de manière spontanée et totalement libérée. C’est comme un lâcher-prise. Moi quand je veux écrire, je prends mon stylo mais je ne sais jamais ce que je vais écrire à l’avance. C’est vraiment le fruit de l’instant, une photographie précise du moment, de la créativité pure dans toute sa splendeur. Ce que je dis parfois : c’est comme prendre un instant d’éternité.

Qu’est-ce qui fait que vous pensez que votre mouvement va être suivi ? Qu’est-ce qu’il a de vraiment inédit ?

Il répond à un besoin. Mes activités m’ont donné l’occasion de rencontrer beaucoup de gens de tous les milieux sociaux, et ce que je peux dire, c’est que les gens se cherchent. Les gens ont besoin de créativité, de se sentir vraiment utiles. Et à chaque fois, quand ils découvrent cette capacité qu’ils ont – parce que pour moi tout le monde a une capacité, développée plus ou moins – c’est un moment de bonheur intense.

C’est aussi une approche civilisationnelle, car on a besoin de redévelopper notre esprit critique, redévelopper notre conscience, parce que quand on développe la créativité, c’est une forme de conscience et de spiritualité. La créativité et l’art, pour moi, c’est le sixième sens qu’on développe. Il y a aussi l’idée de la transcendance, de découvrir sa propre profondeur.

Il y a aussi une approche éducative. Introduire un peu de créativité dans l’éducation, je pense que ça peut être très utile. C’est un sujet qui est un peu à l’ordre du jour.

Il y a l’idée également de faire avancer. Non seulement l’instant présent, mais aussi les générations futures. Il faut qu’on se renouvelle. En plus, la créativité, pourquoi c’est une force extraordinaire ? D’abord c’est une innovation sociétale, collective et individuelle. Deuxièmement, ça échappe à l’obsolescence due au progrès technologique. C’est ce qui nous sauvera, et qui sauvera l’humain. Si on veut redévelopper l’humain, ça passe par la créativité. Et là où je pense que nous sommes inédits, c’est que je voudrais que la créativité devienne une norme d’excellente. Elle ne l’est pas. Qu’elle soit vraiment au centre de la société. Et il faut également professionnaliser cette valeur. Il n’y a pas vraiment de profession centrée uniquement sur le créativité. Et donc ça, ça serait aussi révolutionnaire.

Quand j’explique ce concept aux gens, j’ai rarement entendu quelqu’un me dire que ce n’était pas intéressant. Les gens ont envie de découvrir ça.

Pour moi ce projet est porteur d’emplois à grande échelle si on le développe comme il se doit.

Et vous pensez que les français sont vraiment prêts à un tel changement ?

 

En effet, on m’a déjà dit : « Vous voulez faire changer les paradigmes sociétaux ! » (rires) Pourtant, ça commence déjà, dans les entreprises par exemple. C’est enseigné de manière différente de la nôtre mais certains ont déjà commencé, de manière très embryonnaire, alors que nous c’est déjà à très grande échelle. Les jeunes ne demandent que ça ! Les ayant côtoyés aussi longtemps, je peux vous dire que ça, j’en suis certaine.

Nous on veut enseigner la créativité dans tous les pans de la société. Mais cet enseignement qui va être délivré par l’Universita Honorum, a quand même l’intérêt de s’adapter à chaque univers. Chaque programme, chaque formation s’adapte à un univers. On n’a pas des programmes standards. C’est vraiment en fonction de ce qu’on va nous demander.

Ensuite, pourquoi les Français ne peuvent qu’être d’accord : il s’agit vraiment de développer une excellence. D’abord centrée sur les mots. Il faut redécouvrir les mots. Quand je parle de créativité, c’est vraiment savoir les manier, pouvoir recréer des images, des figures de style. Et ça, c’est à la fois à l’écrit et à l’oral. On peut demander aux dirigeants d’entreprises : combien se plaignent que leurs employés ne savent même plus écrire de mails. Certains adultes mettent des heures pour écrire trois lignes. Je ne pense pas exagérer. Donc enseigner ce mouvement et sa méthodologie qui en découle, c’est à la fois artistique, littéraire, mais c’est aussi sociétal. C’est vraiment un enjeu sociétal.

 

Donc l’idée est de mettre la créativité au centre d’un mouvement politique sociétal. Concrètement, comment cela va-t-il se passer ?

Alors concrètement, il y a Universita Honorum et le Destructuralisme libérateur U.H. Ce sont deux centres de formation.

Je commence par Universita Honorum. J’ai créé une méthodologie inspirée du mouvement pour enseigner la créativité, à la fois orale et écrite, mais avec une très grande richesse. C’est vraiment redéfinir une nouvelle langue créative, j’ai envie de vous dire. Ce sont des enseignements qui s’articulent dans différents domaines. Il y a plusieurs départements d’enseignement comme « la formation professionnelle » ou encore, « l’efficience créative adaptée aux examens ». Prenons l’exemple de cette dernière. Dans le programme de philosophie, on a par exemple la nature, l’inconscient. On prend toutes ces notions et on les exploite de manière créative. D’abord on enseigne les outils pour savoir écrire et créer. Et à partir de cet enseignement qui est quand même concret, on développe un enseignement et un savoir-faire à partir de ce programme de philosophie. Par exemple pour les élèves de la classe de première, le sujet est de découvrir les différents mouvements littéraires et artistiques. Prenons le romantisme. On va les immerger dans cet univers pour leur apprendre à écrire de cette façon-là.

On a énormément de départements. On a « coaching en créativité », « sport et créativité », « étranger et francophonie », « santé et bien-être ». Ce dernier par exemple « santé et bien-être » est tourné vers la sérénité. À chaque fois on adapte nos thématiques par rapport aux besoins de chaque univers sociétal.

Ensuite il y a l’autre université qui est le Centre de formation des artistes et des écrivains. Là c’est vraiment très simple. C’est enseigner le savoir-faire et les principes du Destructuralisme libérateur dans tous les arts – pour vous dire, on a même la gastronomie dans les programmes de formation. La créativité dans le sport ? Ça aussi c’est possible ! J’ai rencontré un footballeur. Je lui ai conçu un programme. Il m’a dit que c’était extrêmement intéressant. C’est-à-dire que c’est adapté aussi pour des jeunes sportifs : pour développer une spontanéité, une capacité d’anticipation, apprendre à partager avec le groupe. La créativité peut s’adapter à un savoir-être, un savoir-faire à la fois dans son quotidien et dans sa vie professionnelle.

En ce qui concerne nos enseignements :

Mon objectif est vraiment très ambitieux, c’est de pouvoir couvrir tous les besoins sociétaux avec nos programmes de formation. C’est pour ça qu’on s’articule dans des thématiques très diverses. On a même un département « bienfaisance » pour les personnes en grande difficulté, pour un genre de réinsertion par la créativité : le fait de se reconnecter à quelque chose qui soit quand même beau, qui donne de l’espoir et qui apprend… qui est un véritable savoir-faire.

Et là je développe aussi des départements de conscience, parce que pour moi tout est dans la conscience de ce qu’on a, de ce qu’on est et de ce qu’on peut être. Les thématiques s’intitulent « créativité et conscience citoyenne », « créativité et conscience écologique de la nature » et « créativité et conscience animale ». C’est pas du tout politique. C’est juste de la réflexion sur la nature, la grandeur de la nature et à quel point c’est important d’en prendre conscience.

Je développe aussi un nouveau département « Lud Mode et luxe ». La créativité dans ce milieu de la mode et du luxe est très importante, car c’est un domaine très prestigieux en France. Donc je pense qu’apporter le savoir-faire du Destructuralisme libérateur et de ses principes dans le luxe et tous ces domaines, ça peut vraiment enrichir. Si on prend l’exemple du raffinement qui ressort dans un produit : on parle de « produit » mais il y a quand même une grande dimension artistique, quelque chose qui fait la grandeur et la beauté de ce produit. On voudrait accompagner la créativité de ce qui fait notre fierté en tant que Français.

Souvent on me dit que c’est un projet patriote, il y a l’idée de redonner à la France son prestige artistique et culturel. Je n’ai pas dit que la France n’en avait plus, mais on peut contribuer à en donner un peu plus.

Alors après on va faire aussi un cercle de réflexion qui s’appelle « Progressus. H » qu’on va développer. L’idée c’est de créer une nouvelle force sociétale à partir des penseurs, des scientifiques, des créatifs et des artistes. C’est essayer de trouver des idées nouvelles, des concepts nouveaux pour faire avancer la société.

Dans votre manifeste, vous parlez d’autres ouvrages qui vont suivre, et qui vont permettre de compléter les idées évoquées ici. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ?

Il y a un ouvrage pour chaque genre littéraire, qui est une mise en application du mouvement. Par exemple dans l’essai, j’expérimente le va-et-vient entre une pensée concrète sur un point précis et la pause. Pour vous expliquer, on commence avec une pensée concrète ; ensuite il y a une pause un peu créative et lyrique pour que le lecteur se détente, mais cette pause reste quand même dans le thème de la réflexion ; et après on revient au concret.

Après il y a un livre qui s’appelle « Paris 2125 » et qui est une anticipation sur ce que Paris pourrait être dans cent ans grâce à ce projet.

Ensuite il y a un recueil de poèmes qui, je l’espère, sera publié à la rentrée. Et un recueil de contes. Ce sont des contes très philosophiques, mais en même temps qui sont très créatifs et qui ne font que deux pages maximum.

Pour finir, avez-vous quelques mots à dire à nos lecteurs ?

Que j’espère vraiment leur faire partager ce nouvel enseignement qui peut leur apporter beaucoup. Mais aussi leur apporter une pensée, qui est bien plus qu’une simple pensée littéraire et artistique. Elle est aussi politique et sociétale.

Quelques mots sur Audrey Ouazan :

Après le Bac, Audrey Ouazan est allée en hypokhâgne. Elle a poursuivi à la Sorbonne en centrant ses études sur le droit. Mais elle a découvert que devenir avocate ne lui convenait pas. Elle s’est alors lancée dans l’enseignement, notamment dans celui de la méthodologie, et ce, dans toutes les disciplines, que ce soit dans les sciences humaines ou même dans la philosophie. Et bien sûr dans le droit. Audrey Ouazan a beaucoup étudié par elle-même, et le fait d’enseigner dans divers domaines lui a permis de continuer à apprendre pendant encore plusieurs années. Audrey Ouazan en est devenue pluridisciplinaire.

Vous l’aurez compris, « Le Destructuralisme libérateur » est un mouvement littéraire et artistique très riche, qui touche tout le monde et dans tous les domaines possibles. Le manifeste du même nom qui en explique le concept est donc très dense. Vous pouvez le trouver aux éditions Baudelaire.

Le site de l’auteure : https://audrey-ouazan.com/

D’autres livres : – https://www.n9ws.com/le-magnolia-le-premier-tome-de-la-saga-les-filles-de-joie-de-lise-antunes-simoes-sort-en-france-ce-19-mai.html

https://www.n9ws.com/rome-est-une-femme-enquete-policiere-dans-litalie-des-annees-30.html

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Rédacteur en chef du magazine, j'exerce sur internet depuis ces débuts et suis toujours à l'écoute des dernières actualités à partager.

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