vendredi, juillet 30, 2021
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Le Livre « Sorcière » : une narration sur la perception de la sorcière

Pour faire connaitre la représentation de la sorcière au cours de l’histoire de l’art, Alix Paré publie son ouvrage au titre « Sorcière ». Étant historienne de l’art, elle associe culture et art pour donner du sens à cet ouvrage. Ce dernier explicite l’invention de la maudite sorcière. Ce bouquin est depuis un moment convoité par ceux et celles qui s’intéressent à l’histoire de l’art. Même si l’époque est révolue, les idées servent de culture générale.

La grande chasse aux sorcières

La Renaissance est la période à partir de laquelle la grande chasse aux sorcières a débuté. Une chasse qui en réalité n’est basée que sur des spéculations et sans aucune preuve palpable de justification. Ce fut une période d’extrême souffrance pour la plupart des femmes à qui ce titre a été attribué. Au cours de la même période, les récoltes ont été vraiment maigres précisément au XIVe siècle. Ils ont assisté à bien d’autres événements désagréables comme la guerre de Cent Ans, les famines, la peste, etc.

Ainsi, bon nombre de personnes à l’époque cherchaient un bouc émissaire afin de rejeter le tort sur celui-ci. Cette période difficile a fait naître le concept de « la sorcière ». On pensait donc que la voisine pour qui les choses marchent un peu est en liaison avec le diable et occasionne les difficultés.

Le développement de cette idéologie a énormément marqué cette période et les retombées ne sont pas moindres. La haine, l’angoisse et la soif d’exterminer l’ennemie sont devenues des réalités quotidiennes. En peu de temps, la sorcière fut représentée par des critères et indices particuliers. Elle est considérée comme celle qui a non seulement un nez crochu, mais aussi qui porte un chapeau pointu. Ces différents traits sont devenus les éléments qui ont permis de faire l’iconographie de la sorcière. Dans le même temps, les juifs étaient considérés comme des hérétiques et portaient aussi ce type de chapeau afin de se faire reconnaître.

sorcière
Crédit : Pixabay

Une exportation de la sorcellerie en Afrique par les Occidentaux

Les Occidentaux arrivés pour la première en Afrique ont exporté l’idée de la sorcellerie. Les différentes forces des fétiches de la culture africaine ont été très vite considérées comme de la sorcellerie. Cette image a été socialement représentée avant même la colonisation. Le mystère et l’incompréhension des faits ont très vite amené les Occidentaux à avoir une telle conception qui en soi ne repose sur aucune véracité justifiable.

Même jusqu’à nos jours, de nombreuses personnes sont toujours classées dans cette catégorie de sorciers et sorcières. Ceci est une idée qui part de la culture occidentale et qui fut implantée de façon brusque dans la culture africaine. Durant toute l’histoire de l’art, la sorcière a toujours été perçue comme cet être qui est en osmose avec une nature perverse et cruelle. Les femmes étaient sujettes à la méfiance, car elles incarnaient assez de mystères. Son corps et sa nature étaient au cœur de ces mystères.

Entre autres, il avait le cycle menstruel, la procréation et bien d’autres tabous qui expliquent diverses méconnaissances et inquiétudes. Les incompréhensions se sont rencontrées avec la sagesse de certaines femmes assez sages. Elles connaissent la vertu de plusieurs plantes et les utilisent pour des guérisons et des avortements.

La déculpabilisation de la sorcière

La sorcière n’a pas toujours été au cœur de la critique et du rejet. À un moment donné, il y a eu une réhabilitation. Précisément aux siècles des Lumières, il y a une certaine rationalité qui a fait disparaitre les idées négatives à propos de la sorcière. Mais au XIXe, cette histoire réapparaît dans l’art précisément dans les contes. Elle a été réhabilitée grâce aux féministes américains et européens qui ont assez lutté pour cette cause. La culpabilité a été retirée et la sorcière est désormais considérée comme une personne victime d’une société qui prône la supériorité masculine.

Amandine Tassin
Après avoir obtenu mon diplôme de journalisme à l'Ecole de Journalisme et de Communication d'Aix-Marseille, je participe au site N9ws.com depuis 3 ans et suis heureuse de faire partie de l'équipe.

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